Axe de recherche 3

Changements institutionnels et nouvelles gouvernances (privés et publics) dans un capitalisme de l’innovation et du développement durable

Les transformations contemporaines (innovation intensive, financiarisation, nouvelles performances environnementales et sociétales) sont indissociables de remises en cause des cadres normatifs institutionnels ou de multiples tentatives pour en créer de nouveaux. Obsolescence et émergence des cadres normatifs, imposent aux chercheurs en sciences de gestion de repenser la gouvernance des entreprises, des organisations, comme celle des écosystèmes (régionaux, nationaux et internationaux). En effet, celle-ci était pensée comme un processus, dynamique et proactif, mais au sein d’un cadre institutionnel stable. Que devient-elle lorsqu’elle interagit avec l’évolution normative ? Cette question est abordée par la littérature « néo-institutionnaliste » dont les chercheurs en sciences de gestion partagent certaines hypothèses ainsi que la critique des approches contractualistes de l’entreprise ou de l’institution. Mais pour les sciences de gestion contemporaines, la recherche ne peut se limiter à une discussion des principes de justification, des pouvoirs en présence ou des régimes de déploiement des normes, il s’agit aussi de contribuer à la production institutionnelle à la lumière de nouveaux modèles de gouvernance. Les chercheurs du CGS ont ainsi choisi d’étudier les instrumentations cognitives et organisationnelles qui influencent la genèse conjointe des normes et des régimes de gouvernance. Cette approche a montré sa fécondité dans trois domaines en mutation où les chercheurs ont pu discuter les « instrumentations institutionnelles » présentes ou en débat, et en proposer de nouvelles.

  • Crise et refondation de l’entreprise et de sa gouvernance
  • Le pilotage des écosystèmes institutionnels de l’innovation
  • Les politiques du développement durable comme espace d’innovation normative et managériale